Articles du mois de septembre, 2008

En Equateur avec la famille Boulot !

septembre 23rd, 2008

3 de partis, 6 de retrouvés !
Deux jours après le départ de Bernard, Madeleine et Roland, nous avons retrouvé Serge, Caro, Adèle, Eugénie, Gus et Joséphine. Un an déjà que nous nous sommes quittés, mais nous nous sommes retrouvés comme si c’était hier !
Passé le moment des confidences et des secrets, les enfants ont repris leurs jeux comme avant….
Au milieu des rires, cris et chamailleries, les adultes discutaient, refaisant le monde…..Comme avant!!!
Moment intense des retrouvailles….
Avons nous laissé un morceau de notre coeur en colombie ? Ou peut-être une partie de notre enthousiasme ?
Ou est ce parce que nous n’avons pas su apprecier l’Equateur à sa juste valeur ?
Mais j’ose l’avouer, nous ne sommes pas tombés sous le charme de ce pays…. 
Nous avons eu tout de même quelques coups de coeur : Le volcan Chimborazo, la lagune de Quilotoa et l’Oriente.
Ah, la magie des Andes…Nous sommes à 3000 mètres d’altitude et pourtant nous avons l’impression d’être en plaine.
Notre regard se perd sur les volcans, les montagnes… la vue est  si dégagée !
Ici les montagnes sont des Geants ! Le volcan Chimborazo s’élève à 6300 mètres d’altitude et le volcan Cotopaxi flirte avec les 5800 mètres d’altitude ! Pour nous rapprocher du volcan Chimborazo, nous avons emprunté la route la plus haute du pays, plus de 4000 mètres d’altitude. Cette route nous a offert un paysage sublime ! Nous ne nous sommes pas lassés d’admirer cette étendue désertique et aride où en fond de toile, le Chimborazo immense et majestueux nous saluait de son chapeau de neige ! Sensation étrange d’être sur la lune… Le paysage nous a un peu rappelé la vallée de la mort des Etats Unis.
Pour nous, La plus belle route d’Equateur c’est celle qui part de Latacunga vers la lagune de Quilotoa. Nous l’avions déjà emprunté avec Bernard et Madeleine, et nous avons pris plaisir à la faire découvrir à nos amis. Une route qui traverse un paysage Andin vraiment pittoresque: bienvenus dans les Andes ! Tout autour de nous, les versants abrupts des montagnes
ressemblent à un assemblage de petits carrés de couleurs verts, ocres, marrons… La montagne semble s’être couverte d’une couverture en patchwork, comme si elle voulait se protéger du vent froid qui souffle régulièrement.
Malgré un dénivelé important, chaque morceau de terre est exploité et cultivé.
Au bord de la route, on commence à apercevoir des « indigenas », les habitants du paràmo (pâturage d’altitude): les femmes portent sur un jupon blanc une jupe froncée de couleurs rose, rouge ou verte; hommes et enfants sont vêtus de ponchos
aux couleurs vives. Le vent froid force les hautes herbes des champs à se plier selon son bon vouloir, donnant un mouvement aux champs. En cherchant bien, cachés sous ces herbes hautes, pour se protéger du froid, des enfants aux joues rouges et les cheveux en bataille surveillent lamas et moutons….
Les femmes travaillent dans les champs avec des fourches de bois. Une vielle femme, pieds nus, le chapeau de guinguois dévale la pente en tirant un âne. Les femmes portent des chapeaux de feutre, les plus beaux sont parés d’une plume de paon. Pour ne pas les abîmer lors des travaux aux champs, ou pour les proteger de la pluie, elles enferment leur chapeau dans un sac plastique transparent; elles portent ainsi sur leur tête, le chapeau dans le sac ! Et les maisons….chaumières de paille et de terre appelées « chozas ». On imagine sans peine le froid qui doit régner la nuit…
Vraiment la plus belle route de l’Equateur!
Et enfin, la lagune s’offre à nous telle une émeraude dans son ecrin….Au bord du cratère, les eaux vertes miroitent à 400 mètres en dessous… Trop beau!

Nous avions tous envie d’un périple dans la jungle, et comme c’est en Equateur que le poumon de la terre est le plus accessible, nous en avons profité. Nous savions que nous ne serions ni les premiers ni les derniers à venir dans la jungle. Nous n’espérions pas non plus rencontrer une tribu indigène reculée au fin fond de la forêt. D’ailleurs, si ces peuples ont fait le choix de vivre au plus profond de la jungle, ce n’est pas pour être envahis par une horde de touristes !!! Mais en même temps, nous n’avions pas envie d’être dans un camp à Touristes… Nous avons donc opté pour la communauté de « Rio Blanco », une petite communauté qui s’ouvre au tourisme. Le tourisme leur apporte une aide financière, et leur permet de se faire connaître afin de promouvoir le bénévolat. Une manière intelligente et sensible de contribuer au développement de la communauté, tout en respectant l’activité principale: l’agriculture; et c’est ce qui nous a séduit. Un quart d’heure de pirogue pour traverser le fleuve Napo, 3 heures de marche dans la forêt sacs aux dos et nous voici arrivés dans la communauté de « Rio Blanco » où nous avons séjourné durant 4 jours.
Augusto, notre guide, nous a dévoilé les secrets et les légendes de la forêt: fruit servant de peigne naturel, sève d’un arbre servant de dentifrice ou de cicatrisant, les chenilles qui se dégustent, fourmis géantes, arbre maléfique habité par un anaconda…. Augusto a su attirer l’attention des grands et des petits. Il nous a montré comment ils utilisent les plantes pour faire des paniers à usage unique pour transporter leur récolte, pour faire des chapeaux, des couronnes ou des jupes….Ils utilisent une plante, la paja toquilla, de laquelle ils extraient les fibres avec lesquelles ils tissent des sacs, des colliers….Un travail fin et incroyable !
Nous avons même assisté à une cérémonie du chaman…..
« Le chaman après avoir bu de l’ayahuaska, boisson aux vertues hallucinogènes, peut avoir des visions. Nous sommes dans le noir, la fatigue de la journée se fait sentir, nos enfants sont calmes et intrigués!
Une ambiance lourde, magique s’installe…
Le chaman commence à annoner, puis un de nous se lève. Tad, sans savoir à quelle sauce il sera mangé, se présente le premier devant le chaman. Il s’asseoit dos au chaman. Ce dernier commence à chantonner des incantations et frotte sur Tad un bouquet de branches d’arbres. Le chaman fait semblant de cracher sur le crâne de Tad, lui frotte la tête. Ensuite il se penche sur Tad, aspire (certainement le mal???) et expulse en rotant. Et ce, trois fois de suite. Et il reprend son chant tout en frottant Tad avec les feuilles.
Chacun de nous passera sous les mains et les feuilles du chaman. Tous nos enfants se sont pliés à ce rituel mystique… Selon le chaman, tout va bien pour nos deux familles, il n’y a pas de problème. Qu a t-il vu??? On ne sait pas vraiment! Sûrement que du bonheur pour nous tous!!! » Seules Joséphine et Célestine ne sont pas passées sous les mains du chaman. Selon Augusto, l’énergie de la forêt était si forte que Joséphine a été….infernale! Augusto s’est proposé de nettoyer Jojo et Célestine. Bouquet de feuilles et piment ont été les outils du nettoyage. Trop mignon de voir Jojo et Célestine sous les caresses des feuilles sans bouger et sans crier.
Je crois que je peux le dire…. Ca n’a pas marché tout de suite avec Jojo !!!! Mais une fois qu’elle s’est éloignée de l’énergie de la forêt, nous avons retrouvé une Jojo adorable!
Ce séjour dans la jungle a été une aventure formidable et inoubliable!
Nous avons fini ces quatre semaines au bord de la côte pacifique. Etrange côte pacifique parsemée de villes et villages touristiques, et entre ces villes, des kilomètres de plages sauvages. Bien sûr le plus beau….

Nous avons fait un petit détour à Otavalo pour dépenser quelques dollars au marché artisanal, un des plus beau d’Amérique du Sud. Même si le marché a surtout un but touristique, de tout l’Equateur, c’est à Otavalo que les indigènes sont les plus élégants . Les femmes sont vêtues d’un chemisier blanc, brodé de fleurs à l’encolure; une étole de tissu marine passée sous un bras et nouée sur l’autre épaule; une jupe marine fendue sur le côté et laissant apercevoir un jupon blanc. Elles portent autour du cou plusieurs rangs de perles dorées, et des bracelets de perles rouges. Elles sont chausséees d’espadrilles de velours noires à semelle de plastique blanc. Les hommes, quant à eux, portent un poncho bleu marine sur un pantalon blanc. Ils sont chaussées des mêmes espadrilles de velours et portent les cheveux longs. Très chic !
Caro, Serge, Adèle, Eugénie, Gus, Jojo: durant ces quatre semaines nous avons partagé rires, discussions, coups de gueule, émerveillement, amitié…..Sans oublier le poulet et le riz quotidien des almuerzos ! On est ravi que vous ayez partagé avec nous un peu de notre quotidien et de notre aventure.

 

Les retrouvailles !

Tad a retrouvé son Gus !

Cuenca

Un oiseau à, Ingapirca

Ingapirca

Clem et Adèle

Secrets de filles !!!!!

le visage de l’Inca à Ingapirca

Vue depuis Ingapirca

C’est parti pour l’aventure dans la jungle !

3 heures de marche

traversée de ruisseau

Arrivée au village de Rio Blanco

 

Jojo et Célestine jouent !

Augusto nous fait une démonstration de bandage

Prêt pour la peinture d’indien !

Nono au maquillage

les nouveaux indiens !

Passage d’un endroit maléfique près d’un arbre malin habité par un anaconda !

Baignade dans une cascade au coeur de la jungle

Retour au campement en pirogue

pause déjeuner

Artisanat, Nono en indienne

Notre maison dans la jungle

Clem finit son panier

Adèle et Nono en princesses de la jungle

Le panier est fini

Récupération de la fibre pour les sacs, bracelets et colliers, …..

Caro, une indienne est née !!!!

Tad , un vrai indien!

Au secours, je me fais attaquer par une bêbête !!!!!

L’énergie de la jungle et Jojo = une colère !

la seule solution après la colère

Jojo au nettoyage par Augusto , le fils du shaman

C’est au tour de Célestine

 

Les ustensiles du nettoyage

Baignade dans la rivière

Tad avec un sac pour porter le Yuca

Le repas du soir

 

Laquelle mange le plus proprement ????

Au revoir Augusto, hasta luego, nos vemos un dia en la selva o en Suiza

4235m d’altitude, près du Chimborazo

Les vigognes

 

Salinas

Tad apprend à tisser

 

 

Sur la route de Quilotoa

 

Sur la côte Pacifique, un village de pêcheurs

Les 2 ans de Célestine

 

 

Qui a dit que c’était lourd ?!?!

Artisanat d’Otavalo

Alors, au programme demain, le marché d’Otavalo et la lagune de Cuicocha !