De La Cumbre à Iquique
Expé juin 9th, 2009
Ces deux mois passés à La Cumbre ont donc été une sorte d’intermède à notre voyage.
Nous nous sommes posés beaucoup de questions, et ce jusqu’à envisager d’arrêter notre voyage…..
Et puis finalement, on s’est dit qu’on avait un voyage à finir.
Notre départ de La Cumbre fut un moment émouvant….. Mais les promesses de se revoir bientôt ont mis
du baume au coeur.
Nous avons repris la route…. C’était comme un nouveau départ…..Drôle de sensation !
Il nous a fallu nous réhabituer aux longues heures de route, au recherche de bivouac, à la recherche d’eau pour faire le plein, aux nuits entrecoupées par les aboiements de chien ou la joie éthylique de certains alcooliques qui viennent taper à la porte pour demander quelques pièces ou bouteilles…
Caonabo a eu lui aussi du mal à partir. Notre maison roulante, qui jusqu’à présent avait été si fiable, a montré
quelques faiblesses : fuite d’eau dans l’habitacle, vanne d’air cassée, ressort de machoire de frein usé, bac à douche troué, filtre à gasoil encrassé….. Il faut dire tout de même que les kilomètres de pistes en tôle ondulée n’ont pas épargnées Caonabo.
Pour remettre en état tout cela, nous nous sommes arrêtés une semaine à Salta, Jean-Noël a sorti ses outils et maintenant, tout est rentré dans l’ordre.

Asado à Rio Pintos avec les amis de La Cumbre

Célestine et son nouveau bandeau

Pimpo et Célestine

Pablo et Tad

Sources d’eau chaude près de la Cumbre



Célestine conduit Ticiano dans la jeep de Pablo

Vol à Tucuman


Bivouac à Tucuman

Restaurant »La ciboulette » à Salta
Puis nous sommes retournés au Chili par le Paso de Jama. Les paysages nous ont révélés des montagnes dont la richesse minérale est incroyable, la montagne se paraît de couleurs passant du rose au rouge, de l’orange à l’ocre, du blanc au vert. Magnifique !
Nous avons aussi traversé le plus grand salar d’Argentine : Salinas Grande. Grande étendue de sel, mais moins impressionante que le salar d’Uyuni.

Quebrada de Puamarca



Paso de Jama

Salinas Grandes



Paso de Jama

De San Pedro de Atacama à Iquique, nous traversons un désert de terre et de pierres. C’est un paysage à la fois monotone et fascinant. Grande étendue de terre hostile à une vie humaine, impensable de vivre ici ! Et pourtant, là où on s’y attend le moins, le désert nous révèle des traces d’une présence humaine par le passé sous la forme de géogliphes. Ce sont des representations d’animaux, d’hommes ou des formes géomètriques. Pourquoi ces dessins au milieu de ces terres hostiles ????
Il y a aussi des traces plus récentes : la route traverse des villages fantômes, ruines d’une ancienne vie minière. Les mines de salpêtres ont été fermées les unes après les autres, laissant derrière elles les restes d’une période glorieuse et des milliers d’hommes sans emploi…..
Et par endroit, dans le désert, l’eau coule…. Petit point vert au milieu d’une étendue beige : une oasis où la vie humaine s’organise. C’est un havre de fraicheur après avoir traversé la chaleur et le vent sec du désert.
Nous voici maintenant à Iquique, station balnéaire au bord de l’océan pacifique, et …. paradis du parapente !
Juste le temps de recevoir les pneus de Caonabo (et de voler un peu….), et nous allons reprendre la route vers la Bolivie.

Géoglyphes

Bivouac à Matilla

Eglise de Matilla

Sources d’eau chaude de Pica
La petite école ambulante de Caonabo a accueillie une nouvelle élève : Célestine ! Elle nous fait bien rire, surtout quand elle imite ses soeurs et son frère et qu’elle nous dit de son ton le plus sérieux : » Je ne comprend pas »……
Célestine nous surprend : elle semble comprendre l’espagnol. Elle parle même le fran-espagnol : elle mélange des mots en espagnol avec le français.

Célestine la nouvelle écolière

Depuis que nous sommes en Argentine, nous rencontrons de nombreuses familles de voyageurs. Nos enfants sont ravis! Ils jouent aussi bien en français qu’en anglais ou en espagnol. Le jeu n’a pas de langage, il suffit d’avoir envie de s’amuser….
La parole est aux enfants:
» Pour aller au Chili, on passe par le Paso de Jama. On prend une route serpentée au milieu d’un désert de « Monsieur » cactus, il y en a tellement qu’ils sont les maîtres des lieux. Après, on passe dans une vallée entourée de montagnes.
On arrive dans un salar, il est minuscule par rapport au salar de Uyuni, mais c’est joli. Il fait froid.
Le paso de Jama est très joli, mais j’ai préféré les deux autres pasos.
Dans le désert, on a vu des géogliphes assez insignifiants pour nous, mais ils voulaient sûrement signifier quelque chose pour les indiens ! » Clémentine.
» On reprend la route après 2 mois à La Cumbre. Ca fait très bizarre !!!! C’est long la route.
On a rencontré d’autres voyageurs. J’ai plein de copines, c’est trop bien. » Noëline
» On est allé sur un salar, c’était tout blanc, on se serait cru sur des nuages. J’ai fait un trou dans le sel avec mon couteau, mais je ne suis pas arrivé à creuser jusqu’à l’eau. On a vu des montagnes de couleurs. Normalement, on devait voir 7 couleurs, moi je n’en ai vu que 5, mais c’était joli. » Taddéo
« Et pourquoi il ya des dessins ici ? C’est qui a fait dessins ? Ils sont où les indiens ? Et pourquoi les maisons sont cassées ? »
Célestine et ses inombrables questions…..
coucou!!!!
alors, nos baroudeurs ont repris la route!!!!
comme ca vous n’aurez jamais le regret de ne pas avoir continué. c’est sur que les 2 ans de route que vous avez dans les jambes et la tête doivent peser un peu.
mais je suis sur que vous avez trouvé la ressource nécessaire pour continuer votre reve.
nous aussi ont est heureux de voir que votre voyage continu. nous allons encore etre emerveillé par vos decouvertes, les nouveaux paysages.
un gros bisous aux enfants (clementine a beaucoup changé je trouve).
a plus
salut a tous bisous de la Savoie a très bientôt pour de nouvelles aventures