Articles du mois de juillet, 2009

De retour en Bolivie par le Sud Lipez et le Salar de Uyuni

Expé juillet 25th, 2009

Nous avons tourné la page du Chili, une de plus….
Maintenant, l’aventure se poursuit en Bolivie.
Nous avons retrouvé l’équipage de l’Expédition ANAUTICA à San Pedro de Atacama. Nos routes étant les mêmes, nous avons décidé de faire un bout de chemin avec André, Catherine, Audrey et Titouan.
Les paysages tant vantés par d’autres voyageurs du Sud Lipez de la Bolivie ne nous ont pas déçus.
Tout simplement splendide.
A 4 500 mètres d’altitude, au pied du volcan Licancabur, quelques vigognes viennent s’abreuver dans la Laguna Verde.
Le vent cinglant et glacé souffle, l’eau prend la couleur vert pastel, la glace et une poudre blanche suivent le contour de la lagune.
Il paraît que la couleur de l’eau change en fonction du sens du vent.
La piste se déroule ensuite dans une grande étendue désertique délimitée par des volcans. Au milieu de nul part, l’érosion a façonné des roches, il en résulte des formes toutes plus farfelues les unes que les autres.
Au loin, on voit quelques fumeroles s’echapper de la terre. Ce sont les geysers Sol de Manana. On s’approche,  encore un peu plus près pour essayer  d’immortaliser cette beauté de la nature. Et….. La terre s’affaisse sous le poids de Caonabo. Notre roue avant s’est enfoncée, le pont est posé.
 » Beau plantage » nous dit André….. Tout le monde s’active. Mais à plus de 5 000 mètres d’altitude, le manque d’air se fait sentir. On a du mal à respirer et chaque effort nous essouffle. Souffle court, mal de tête, vertiges, mais tout le monde retrousse ses manches pour sortir Caonabo de là.
Jean No au volant, Audrey au commande du treuil, Titouan, Clém et moi au pelletage, Catherine à la photo et André qui supervise les opérations.
Il fallait bien tout ça ! 1h30 après, Caonabo est sorti. Heureusement qu’il y avait un autre camion pour nous sortir de là. Sinon, on aurait pu rester un bon moment  plantés dans la terre !

 

On a bivouaqué à 4 500 mètres d’altitude. C’est presque la hauteur du Mont Blanc.
Ici, c’est l’hiver austral. Il fait froid. Durant la nuit, le thermomètre descend en dessous de 0°C pour aller fleurter avec les -15°C.
En plus du froid, le mal d’altitude nous joue des tours. Le mal d’altitude, c’est terrible. Le moindre petit effort nous fait respirer difficilement.
La tête nous tourne vite. La nausée ne nous quitte pas. L’altitude joue aussi sur le sommeil, on passe une nuit blanche. Les enfants ont eux aussi un sommeil agité.
Mais la Laguna Colorada nous fait vite oublier ce bivouac difficile. Au pied de plusieurs volcans, une magnifique lagune aux couleurs rouges, orangées apparaît sous nos yeux. Ce sont les algues microscopiques en réagissant à la lumière qui donne sa couleur à la lagune.
Une colonie de flamants roses vient se nourrir. Au travers de la vapeur qui s’élève de l’eau chaude, on a admiré ces oiseaux aux grandes pattes fines se déplaçant d’une démarche élégante. Avec le bruit des moteurs des camions, quelques flamants s’envolent.
Plus loin, c’est une sorte d’iceberg blanc qui délimite la lagune. Le contraste entre le blanc et le rouge est fabuleux.
Pour rejoindre Uyuni, on traverse un déserts et ses salars.

Une piste du Sud Lipez

Laguna verde

Laguna Colorada

Laguna Colorada

 

Bivouac près de l’Arbol de Piedra

El Arbol de Piedra

 

Pour entrer dans Uyuni, on passe au milieu de la décharge, spectacle désolant d’ordures en tout genre et de quelques personnes qui errent au milieu de ces immondices dans l’espoir de trouver quelques « trésors » à récupérer.
De la décharge, le vent emporte avec lui des papiers et des sacs plastiques qu’il dépose dans les rues d’Uyuni. C’est sale.
On est arrivé à Uyuni le jour de la célébration de l’anniversaire de la création de la ville. En Amérique du sud, il n’y a pas de fête sans défilé.
Les militaires, les écoles et les associations défilent dans les rues sous le rythme des roulements de tambour et sur un même pas.
Après cette cérémonie officielle, hommes et femmes s’énivrent durant toute la période des festivités.
Durant 2 jours, les cadavres de bouteilles de bière se sont amoncelés dans la rue. Au détour des rues, les plus saoûls cuvaient leur alcool couchés par terre. Pour l’occasion, quelques manèges se sont installés : un manège à bras pour les plus petits, une « petite » grande roue qui fonctionne grâce à un moteur de camion. Juste à côté, on trouvait les stands de jeux de hasard. On parie 1 ou 2 bolivianos ( 10 ou 20 centimes d’euros), on lance les dés, on tire à la carabine, on tourne la roue, on pioche un billet marqué d’un numéro…. Et chaque joueur espère fébrilement gagner 10 fois sa mise. On a essayé, on a perdu comme beaucoup d’autres !
Un peu plus loin, un air de flûte a attiré notre oreille. C’est la fête des indigènes, à part, à côté de la fête officielle. Ils dansent et boivent entre eux.
Encore et toujours exclus….
Après ces 2 jours de fête, nous sommes allés chercher le calme sur le salar d’Uyuni. Grande étendue blanche de plus de 11 000 km carré.
Nos quatre enfants ont pris leurs premières leçons de conduite sur ce grand terrain de jeu.
Grâce à quelques effets d’optique, Célestine a pu porter Tad sur ses pieds, Jean No a écrasé Tad, Clém s’est retrouvée en équilibre sur un ballon…..
Quelques fous rire, quelque crise de nerf pour que la photo soit pile poil, nous sommes tout de même repartis avec quelques bons clichés traditionnels du salar.

Réveil en peu bruyant !

Le manège à « bras »

C’est parti pour le salar d’Uyuni….

Oui oui, elle conduit seule !!

 

Trop forte Célestine !

Encore plus fort !

A son tour, Clémentine conduit seul, elle fera 80 kms ….

Taddéo, 7 ans, fait la course avec Titouan, 12 ans !!!! Ils feront 50 kms sur le Salar !!!

Noëline conduit pendant que Papa fait la sieste ! Elle fera environ 50 kms

 

 

Clem, Audrey et Titouan

 

A Potosi, nous avons aussi retrouvé une autre famille de voyageurs : l’expédition Guliver composée de Murielle, Thierry, Nicolas et Apolline.
Grande nouvelle : Noë a maintenant un âge a deux chiffres ! Elle a soufflé ses 10 bougies à Potosi.
Bon anniversaire Noëline !
Quelques jours à Potosi, puis nous irons à Sucre.

 

J’adore le gâteau au chocolat !

  
L’anniversaire avec les copains

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