de Iquique à San Pedro de Atacama …
Expé juillet 7th, 2009
Nous avons passés 2 semaines à Iquique, le temps de recevoir et changer les pneus de Caonabo et aussi le temps de commander un nouveau bac à douche. Enfin, Caonabo est de nouveau prêt pour affronter les pistes du sud Lipez bolivien.
Que dire d’Iquique ? C’est une ville cernée par le désert, au bord de l’océan Pacifique, station balnéaire mais surtout une ville portuaire. Nous avons aimé le centre colonial : le vieux théatre, la tour de l’horloge, la rue Baquedano et ses belles demeures coloniales.

Le théatre d’Iquique


La tour symbole d’Iquique

Premier vol pour Clem

Toujours Clem sous la voile
A proximité d’Iquique, il y a Humberstone, une ancienne ville minière de salpêtre. Le Chili envoyait aux Etats-Unis le nitrate de soude extrait de la mine et utilisé comme engrais, et les cargos revenaient chargés de pins d’Orégon. Les constructions assez cossues datant de cette ère prospère sont donc en bois ce qui donne une touche originale à la ville.
Iquique est donc devenu grace au salpêtre un grand port de commerce. Aujourd’hui, les importations proviennent essentiellement du Japon, surtout des véhicules qui ont la particularité d’avoir la conduite à droite. Les chiliens déplacent le volant à gauche et peuvent ainsi vendre les voitures !
Au nord d’Iquique, il y a la plus grande zone franche d’Amérique du sud. Bien sur, nous avons flané dans ce grand centre commercial de la zone franche. Tant les prix nous semblaient attractifs, on aurait presque eu envie d’acheter tout et rien, surtout ce dont on n’a pas un réel besoin !
Après vérification, les prix sont les mêmes sur internet que dans cette zone détaxée !
Même si nous avons aimé le centre d’Iquique, ce n’est qu’une toute petite partie, le reste de la ville nous est apparu « étouffant ». Et nous avons ressenti cette sensation dans toutes les villes du nord du Chili que nous avons traversées.
Pourquoi « étouffant » ? parce que toutes les résidences sont fermées par un grillage avec un gardien à l’entrée. Parce que les maisons individuelles sont mitoyennes et que c’est une succession de palissades gigantesques, de grillages et de barreaux. Même les fenêtres portent des barreaux ! Les maisons manquent de chaleur. Les voitures de police ont aussi droit à leurs grilles de protection sur le pare-brise et les fenêtres.
Pourquoi autant de grilles ? De quoi ont-ils peur ?
Dans chaque ville, il y a une « mall » (centre commercial) calquée sur le modèle américain : un supermarché, des boutiques, un lieu de restauration rapide où l’on retrouve toujours les mêmes enseignes !
En arrivant de Bolivie, nous étions euphoriques lors de nos premières virées au supermarché. Nous trouvions de tout ! Aujourd’hui, ces villes sans âme nous laissent sur notre faim !
Nous nous languissons de l’authenticité de la Bolivie. Alors, nous allons y retourner !
En quittant Iquique, nous avons fait une halte à Humberstone. L’engrais chimique étant plus rentable que l’engrais naturel, la mine a été fermée laissant une ville fantôme. Drôle de sensation de déambuler dans ces rues vides aux maisons vides… Mais c’est sans compter sur nos 4 enfants qui ont chassé les fantômes avec leurs cris, leurs rires et leur vivacité ! Durant 2 heures, ils ont fait revivre chaque locomotive sur laquelle ils sont montés, chaque grue qu’ils ont actionnée, chaque maison dans laquelle ils sont rentrés. Le théatre a réouvert ses portes le temps d’un mini spectacle et l’école a de nouveau vu 3 écoliers user leur fond de culotte sur les bancs devant une maitresse très sévère !

Atelier à Humberstone

Même le coffre fort d’Humberstone avait retrouvé un « trésor »

L’école avec Clem, ça ne rigole pas !

La boulangerie dHhumberstone

Une locomotive


Une grue
Après Humberstone, nous avons visités la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde : Chuquicamata.
La mine, c’est un grand trou de 1 kilomètre de profondeur, 5 km de long et 3 km de large. La mine produit 2000 tonnes de cuivre par jour ! Plus que le trou, ce sont les gros camions qui ont impressionnés les enfants. La taille de Caonabo est ridicule !

La mine de Chuquicamata


Les gros camions

Tad a adoré le camion de pompier de la mine
Nous sommes actuellement à San Pedro de Atacama. C’est vrai, les villes du Chili ne nous laisseront pas un souvenir impérissable, mais les paysages … grandiose !
Nous sommes de nouveau sous le charme du désert d’Atacama, son salar et ses volcans.
Dans quelques jours, nous reprendrons les pistes du sud Lipez afin de rejoindre la Bolivie.

« cabeza de chanchito ! »

Le désert d’Atacama


Luge et surf dans les dunes du désert d’Atacama




« moi, je n’ai pas besoin de planche !! »


Laguna Chaxa

Le salar de Atacama


La parole est aux enfants:
« Humberstone c’est une ville fantôme. Il y avait une école, un théâtre et une église. on courrait de partout, on montait sur les locomotives et sur les anciennes grues en tournant les manivelles. C’était génial ! je pense qu’ils devraient faire « revivre » la ville : ils devraient mettre des gens avec des costumes pour montrer comment ça se passait avant. C’est 3 fois mieux que les panneaux ! » Clem
» On va voir une mine de cuivre. Il y a des gros camions chargés de pierres, ils sont énormes. Mais du haut du mirador, les camions au fond du trou sont tout petits. » Noëline
« C’est pas de la juste, parce que Clem a fait du parapente toute seule, moi je voulais en faire. Je ne peux pas en faire car je suis trop léger, sinon je vais aller jusqu’en France ! mais bon, c’est pas trop grave car j’ai fait un tandem avec pablo ! » Tad