Traversée de la Colombie
Expé juillet 20th, 2008
En France, quand on parle de la Colombie, on pense Ingrid et la FARC….
On oublie que c’est aussi un pays avec ses trésors naturels et son peuple.
Durant 3 semaines, nous avons découvert ce pays fantastique ! Le seul risque que l’on a pris, c’est de vouloir poser nos valises et y rester tant nous avons été séduits….
Ce ne sont pas forcément les paysages qui ont retenu notre attention, mais nos rencontres, avec le sentiment de vivre chaque fois un moment privilégié.
Attendez que l’on vous raconte un dimanche en Colombie, et vous allez comprendre notre enthousiasme pour ce peuple !
Le dimanche, c’est la grande expédition: bières et coca dans la glacière, le poste de musique dans la benne du pick up, les femmes sont toutes en beauté, les enfants dans la benne du pick up déjà en maillot de bain,la bouée autour du ventre défiant les lois de la gravité et la vitesse, et bien sûr Mémé qui est casée là où il y a de la place! (parfois on lui a réservé un fauteuil en plastique dans la benne) Et c’est parti pour une journée de détente au bord de l’eau, mer, lagune ou piscine.
Quand la nature n’est pas pourvue de lagunes, les bars restaurants ont amménagé une piscine, une aire de jeux pour enfants, un terrain de volley…. Et une piste de danse!
Les vendeurs ambulants de grillades, de fruits, de sucreries, de glaces attendent dès 8h00 ces clients potentiels avides de plaisir et de détente.
Chacun vaque à ses occupations: les enfants s’ébattent dans l’eau, les adultes dansent, Mémé surveille les petits tout en somnolant. Et les cadavres de coca et de bières s’accumulent….En fin de journée, beaucoup ne marchent plus droit !
La musique résonne de tous les côtés, les rythmes latinos sont bien entendus les plus écoutés.
Sur la piste, les couples dansent la salsa, la rumba, le regueton et bien d’autres danses encore….
C’est si vivant, si convivial et si…..tentant!
Nous n’avons pas osé nous lancer sur la piste de danse : notre déhanché n’est pas si “suave” et nos pieds tricotent au lieu de suivre le rythme !
Pourtant ça parait si simple ! Certaines se sont essayées à nous apprendre la salsa, mais vu le manque de persévérance, nous ne devions pas être de bons élèves !!!!
Nous avons retrouvé ce sens de la fête dans tout le pays. C’était si gai !
Les colombiens ont aussi un grand sens de l’hospitalité: on ne s’attendait pas à être invité et à partager des fêtes familiales, ou tout simplement un repas. Chaque invitation, chaque moment partagé restera inoubliable!
A l’unanimité, la rencontre la plus surprenante, la plus pittoresque fut celle avec Pascuala et Julio, un couple d’indigènes de la tribu des Guambianos rencontrés à Silvia, un petit village de montagnes.
Nous avons partagé leur repas: truite saumonée, riz à l’arôme de feu de bois, yuca et café au miel. Un délice….
Julio est l’ambassadeur des guambianos et bien entendu il oeuvre pour la protection des terres de sa communauté, la transmission de leur langue et de leurs traditions.
Nous avons appris beaucoup sur leur mode de vie, leurs coutumes, la signification des couleurs qu’ils portent…
En contrepartie, Julio voulait en savoir plus sur la culture Française.
Les colombiens, avec beaucoup de gentillesse et de sourires, étaient tous très intêressés par Caonabo, notre voyage. Des touristes en Colombie, ce n’est pas courant, mais des français avec 4 enfants et un camion-maison, c’est pour eux chose incroyable: extra terrestres en soucoupe jaune!!!
Beaucoup voulaient savoir comment est la vie en France, car pour eux c’est le pays des libertés.
Au début de notre séjour, quand on disait que nous étions français, ils répondaient ” Ah Zidane !” , à la fin de notre périple :”Aaah Ingrid !” avec un grand sourire qui cache certainement leur attente…..
L’attente de la fin de la corruption, de la fin de la guerilla, moins de pauvreté et de mendicité, attente de jours meilleurs…..
Nous avons traversé la Colombie du nord au sud en suivant la panaméricaine, cette route qui traverse les deux Amériques. Même si à aucun moment nous nous sommes sentis en insécurité, les colombiens nous ont mis en garde sur le danger possible en sortant des sentiers battus…..On a donc été raisonnables! Mais la Colombie en sac à dos et bus, pourquoi pas ????
Les grandes lignes de notre passage en Colombie:
- La côte Caraibe et ses mangroves: végétation tropicale avec de grandes racines aquatiques. Ces mangroves abritent une faune aviaire
très riche. Notre guide nous a fait déguster des petites huitres de ces eaux légèrement salines.
-Marmato: visite d’une mine d’or encore en activité. Nous avons eu la chance de pouvoir entrer dans la mine, et ce jusqu’au filon .
Taddéo s’attendait à ramener de l’or, mais il s’est rendu compte que c’était beaucoup de travail pour quelques grammes de poudre d’or.
-Visite de la ville de Manizales, capitale culturelle de la Colombie.
-Visite d’une plantation de café dans la zone cafetera. Le propriétaire de la plantation nous a proposé d’échanger sa propriété contre Caonabo!
On a hesité….
-Halte à Bugalagrande et sa gare pleine de charme
-Silvia, un petit village de montagne et ses indigènes : les Guambianos.
-Popayan, la ville blanche. Si Cartagène est la ville des couleurs patinées et chaudes, à Popayan, tous les édifices sont blancs.
Allez !, on a envie de vous le dire, n’hésitez pas à venir visiter la Colombie, ce pays vaut le détour, de plus cela ne nous a pas semblé risqué et dangereux !
Nous sommes maintenant en Equateur où nous ont rejoints Bernard, Madeleine et Roland.
Voici maintenant un an que nous sillonons les routes.
Après cette première année scolaire en itinérant, les enfants ont pris le chemin des vacances. Ils ont bien travaillé et ont gagné en autonomie et en maturité.
Ils travaillaient tous les matins entre 1h30 et 3h00, avec le dimanche comme jour de repos, et bien sûr les jours d’anniversaire, il n’y avait pas école!
Nous n’avons pas respecté les vacances scolaires du calendrier français étant donné le nombre d’heures travaillés, d’autant que lorsque nous avions de la route à faire, il n’y avait pas école non plus. L’accent a été mis sur les maths, le français et l’espagnol. L’histoire et la Gèo s’apprend au gré du voyage.
En cours de route, nous avons semé casseroles, vaisselles, vêtements, jouets, brocs inutiles (pourquoi les a t’on prises ? aucune idée !), livres….. On trouvait les placards toujours trop petits, maintenant ça va mieux… Quoique….
Caonabo a eu quelques soucis techniques, mais très vite réparés par Jean No.
Nous avons vécu une année formidable et riche. A aucun moment nous avons regretté nos choix: c’est une aventure familiale extraordinaire !

Contrôle militaire, mais c’est seulement par curiosité !

Dans la mangrove à Playa Blanca

Dégustation d’huitres ramassées dans la mangrove, avec petite sauce délicieuse !

Playa Blanca, la mer des Caraïbes

Rencontre sympathique avec Alfonso et Isabelle, merci pour leurs invitations ….

Mines d’or à Marmato

Explication du travail après extraction de la mine

Entrée de la mine que nous avons visitée

Un mineur, son travail sera terminé après avoir ramené 15 wagons comme celui là !

Le nouveau mineur a trouvé le filon !!!!

Conditions de travail très très dures


La cathédrale de Manizales

Son métier : ……..réparateur de parapluies !!

La Colombie , c’est aussi le café

Les enfants très intéressés par Caonabo

Rencontre avec Pierre (français) et Erika dans leur restaurant à Bugalagrande

Bivouac devant la gare de Bugalagrande

Bivouac dans les montagnes à Silvia

Rencontre avec un paysan colombien à qui nous avons offert un Opinel, il était heureux !

Dans Silvia, territoire des Guambianos



Une chiva, bus traditionnel sans vitres, mais…… avec remontée d’échappement !!!!!!

Paysage dans la montagne près de Silvia

Repas partagé avec la famille de Julio et Pascuala

Julio explique à Stéphanie la culture Guambiano

Les nouvelles indiennes avec Pascuala et la grand-mère

La grand-mère

Jean-Noël , le nouvel indien !!

Le premier indien dans Caonabo !


Célestine a trouvé une copine


L’église de Silvia

Popayan


Restaurant traditionnel !

Nous faisons toujours l’attraction !!