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Au Guatemala !

avril 30th, 2008

Nous sommes au Guatemala depuis le 15 avril.

Le passage des frontières fut un moment fort….
Quitter le Mexique ? Rien de plus simple ! Nous avons rendu nos cartes touristiques sans présenter nos passeports. Tant mieux pour nous, nous avons évité de débourser 30 dollars US pour avoir le tampon de sortie sur les passeports ! Cette taxe est de toute manière illégale ! D’autant qu’à la frontière Bélizienne, on ne nous a fait aucune difficulté du fait que nous n’ayons pas notre tampon de sortie du Mexique. Nous avons été obligé de passer Caonabo au fumigateur : un inspecteur sanitaire à donner un coup de désinfectant sur les roues. Et c’est tout….Bon, on a eu notre papier blanc indiquant que la fumigation avait été effectuée, alors que l’on doute encore de l’efficacité de l’opération !!!
Aucun souci pour entrer au Belize, 1h30 tout de même pour les formalités administratives. Nous avions une autorisation de transit de 24 heures. Il est aussi très facile de quitter le Belize, il suffit de s’acquitter d’une taxe de sortie de 30 dollars Belizien.
Le mieux, ça a été la frontière guatemaltèque….On en rit encore !
Une fois la frontière Belizienne franchie, pas d’autre choix que de passer sous un fumigateur dernier cri. Caonabo a été désinfecté de la tête au pied pendant 30 secondes. D’autres voyageurs nous avaient dit que cette fumigation n’était pas obligatoire, mais la loi a du changer…Nous n’avons pas eu le choix, il a fallu payer sinon on ne nous laissait pas passer ! Mais à la douane, on ne nous a pas demandé notre papier blanc, preuve du passage sous le fumigateur….Obligatoire ou non ?
Dès la frontière le décor change: il y a des gardes armés, des soldats dans tous les coins. Normalement, pour entrer au Guatemala, aucune taxe d’entrée n’est demandée. Mais les douaniers abusent de leur pouvoir,  ils ne se gènent pas et demandent à chaque touriste 10 quetzals ( environ 1 euro). Notre douanier très gonflé, demandait 60 quetzals pour notre tribu, il voulait même faire payer les enfants ! Nous lui avons gentiment dit que cette taxe était illégale, que nous le savions et que lui aussi. Il rigolait, et finalement nous avons accepté de payer 20 quetzals avec le sourire ! Nous avons préféré corrompre plutôt qu’une fouille en bonne et due forme de Caonabo. Ensuite il a fallu demander un permis de circuler pour Caonabo. Une heure et demi après, quelques magasins plus loin afin de trouver une
photocopieuse et 3 photocopies, nous pouvons enfin obtenir ce permis de circuler. Il nous aura fallu 2h30 pour passer ces deux frontières.
Mais ce n’est pas fini!
Nous franchissons un pont et le passage est fermé par une barrière. Il faut s’acquitter d’une taxe municipale qui varie en fonction du client, bien sûr ! Et nous débarquons avec la banque de France de couleur jaune ! On nous demande donc 150 quetzals. Jean No refuse en bloc, je descend et demande à voir la grille des tarifs. La circulation est bloquée, il faut dire que Caonabo est gros et le  pont petit!La gardienne m’apporte une feuille de tarifs estampillée par la municipalité, et nous avons raison, on ne doit payer que 20 quetzals. Au milieu d’un concert de klaxons, la gardienne appelle son supérieur et lui explique qu’un gringos…..NON !!! nous ne sommes pas des gringos, des américains en fait, et dans toute l’Amérique centrale, les gringos ne sont pas vraiment estimés. Elle se reprend et explique donc à son supérieur qu’il y a des français qui refusent de payer les 150 quetzals, et que la circulation est bloquée. De 150 quetzals, nous passons à 50 quetzals ! Agacés de cette corruption, on insiste pour ne payer que 20 Qz. De tous les côtés, ça s’impatiente et ça klaxonne, et voilà même que la police s’en mèle ! Et on abdique de nouveau… On paye pour pouvoir passer, même si on sait que nous sommes dans notre bon droit !
Bon, et bien on s’en souviendra de ce passage de frontière…..

Notre première étape: Tikal dans le Péten. C’est un des plus grand site maya et un des plus beau !
Tous les ingrédients sont là pour faire de Tikal un site archéologique merveilleux ! La jungle, les pyramides grandioses, la faune…Et de plus, presque personne sur le site ! Les enfants sont émerveillés par les singes hurleurs que l’on entend au dessus de nos têtes, les toucans, les oiseaux tropicaux, les scorpions….Ils s’amusent à grimper sur les pyramides et à flirter avec le vide rien que pour me faire peur!
On joue à cache cache dans les palais ! Une journée formidable !

Nous avons passé quelques jours au bord du lac Péten Itza à El Remate, petit village paisible. L’eau est d’un bleu magnifique ! Quand on se baigne, il y a plein de petits poissons qui viennent nous manger les peaux mortes…. Nous avons bivouaqué sur la plage, face au lac. C’est un endroit où dès 6 heures du matin, les femmes s’activent et lavent leur linge dans le lac.
Une lessive dure 3 heures et ce 2 à 3 fois par semaine! Et puis tant qu’à laver son linge, pourquoi ne pas laver les motos, les voitures…. Ils lavaient tous quelque chose ! Et après le linge, la voiture, la moto, et bien ils pouvaient enfin se laver dans le lac…. Et je n’ai jamais vu Clém, Noé et Tad prendre autant de plaisir à se laver !!! Ils se savonnaient 3 fois par jour au milieu des lavandières, des « car wash  » de El Remate, et des locaux qui se lavaient….Clém répétait sans cesse en rigolant : « c’est trop chouette le tour du monde ! »

Nous avons exploré d’autres sites mayas, moins touristiques que Tikal mais tout aussi sublimes !
Les singes hurleurs « ont bercé » les nuits que nous avons passé dans la jungle. Ce sont de tous petits singes noirs, mais qui font  un bruit assez….impressionnant ! On croirait entendre le rugissement d’un fauve.

Au Guatemala, la population est composée des « naturales », les indiens descendants directs des mayas et des « ladinos », les métis.
Les indigènes representent 60 pour cent de la population, ils ont leur propre culture assez proche des croyances ancestrales Mayas.
Le Guatemala est le pays le plus pauvre du continent, et ce sont surtout les indigènes les plus pauvres…
Chaque communauté a sa propre langue, ses propres rites religieux et ses propres coutumes vestimentaires.
Nos heures de route se font avec plaisir, car c’est un vrai défilé de mode tout en couleur !!!!
Il y a toujours dans chaque village des dos d’âne terribles qui ici ne s’appellent plus « topes » mais « tumulos ».
Nous prenons plaisir à arpenter les marchés riches en couleur, en odeur et bruits…
Nous recherchons les marchés les plus typiques, ceux où les gringos ne viennent pas car il n’y a rien à acheter !
Et comme nous sommes souvent les seuls étrangers, c’est amusant de voir un échange visuel s’installer: nous les regardons et ils nous
regardent, les enfants nous suivent….Nous admirons leurs tenues, leur adresse à se faufiler entre les étals avec des paniers sur la tête et un bébé dans le dos….
Ils regardent certainement nos tenues aussi, nos cheveux, surtout les cheveux blonds de Tad et Célestine, nos yeux….
Et des sourires s’échangent ! On rit, les femmes touchent les cheveux de Tad, prennent Célestine dans les bras, on nous offre des fruits….
C’est chouette!

La région de Coban est réputée pour ses plantations de café. Antonio, le frère de Glenda, notre amie du Guatemala installée à Chambéry, nous a ouvert les portes de son domaine. Nous en avons donc appris un peu plus sur la culture du café. Ce fut une visite très intéressante, et après la plantation de café, Antonio nous a aussi parlé de son autre activité : l’exportation de plantes ornementales.
Après cette visite, nous avons été invités à partager leur repas.
Ce fut un moment fort agréable, et nos enfants ont adoré Antonio et son energie débordante ! Merci Antonio pour cette journée chaleureuse !

Nous faisons une halte actuellement sur les bords du lac Atitlan dans l’altiplano.
Le lac est encadré par des volcans. Autour du lac viennent se nicher des villages avec des communautés bien différentes: tenues vestimentaires et rites religieux à l’appui ! Pour visiter ces villages, nous prenons des bateaux à partir de Panajachel.
Santiago est un village qui se laisse petit à petit envahir par le tourisme, mais les « naturales » conservent encore leur authenticité.
Nous avons assisté à leurs rites religieux au sein des églises catholiques….Pas très catho tout ça….
Le long des murs, les Saints sont alignés selon un ordre mystérieux. Les indigènes les ont parés de tenues de velour, de foulards, de strass….
Jesus repose dans un cerceuil sur un matelas, son corps est enveloppé d’un linceul orné de fleurs.
Aucune croix, des incantations, des supplications, des bougies…. Les femmes se receuillent toutes dans une nef, à genou et une écharpe sur la tête.
Les hommes se receuillent dans le reste de l’église.
Pas de poulet sacrifié, ni de coca cette fois ci !
Nous avons été tout de même à la recherche de « Maximon », une idole qui revêt une grande importance pour cette communauté.
Il change de place chaque année, ceci afin de satisfaire les ancêtres. On le retrouve bien souvent après un dédale de rues dans une pièce sombre.
Pour quelques quetzals, des gamins du village nous ont conduit dans la maison de « Maximon ».
Qui est il réellement ? Aucune idée, et les indigènes se gardent bien de nous metttre dans la confidence !
Quoiqu’il en soit, il est d’une grande importance. Les indigènes lui changent de tenue chaque année.
Quand nous l’avons vu, il portait un costume, une cravate, plusieurs foulards, des chaussures en peau de chèvre et un chapeau .
Il avait comme de coutume un cigare à la bouche et une bouteille d’eau de vie à ses pieds…..
Il paraît que San Simon dérange le clergé….. On veut bien le croire !
Mais nous, on a aimé « Maximon » !
Le plus beau et le plus typique des marchés : Solola, aucun « gringos », juste des Indiens et de nouveau des couleurs différentes.
Notre prochaine destination : Antigua.

 

Notre route au guatemala

Tikal

Tikal

Cours d’histoire Maya

 

 

Tikal toujours !

Lac Peten Itza

 

J-No fait la baleine dans le lac Peten

On trouve de tout au Guatemala !!!!

Ranch !

Célestine de plus en plus chipie !!!!

Bivouac au bord du lac Peten Itza

Chez Antonio, plantation de café et de plantes ornementales.

 

Cours d’histoire naturelle pour les enfants

 

 

Marché de San Cristobal Alverapaz

Pause déjeuner

Santiago

 

 

 

 

 

 

Grande discussion !!!

Sacré tad !!!!

 

Marché de Solola

 

 

 

Les enfants prennent un cours de fabrication de tortillas

Bon, c’est pas gagné pour les enfants !!!

 

 

 

Le fameux « Maximon »

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