Zindabad Hindustan !
Expé juin 27th, 2011
« L’Inde c’est ……indescriptible !!! L’Inde, c’est le pays qu’on adore détester. Les odeurs, les bruits, la vue, le goût et le toucher, tous nos sens sont mis à l’épreuve…
En Inde, on peut voir des choses que l’on ne verra jamais ailleurs. C’est un pays difficile à décrire, même avec une multitude de mots, même avec des milliers de photos !
Pays unique en son genre, il restera à jamais gravé dans ma mémoire ! »
Clémentine
Varanasi, Bénares
Nous bivouaquons près d’un petit parc, en plein centre de Bénarés.
La nuit est assez calme.
Mais, dès 5h30 du matin, les hauts parleurs installés dans toutes les rues hurlent des Ram Ram ( bonjour en hindi) et des prières qui semblent être sans fin.
Impossible de se rendormir.
On préfère peut être même mieux l’appel à la prière des musulmans à 5h00 du matin, au moins il y a une fin.
7h00 du matin.
Dans le parc, des hommes agés se retrouvent pour marcher, faire du yoga et discuter.
Nous profitons de la fraicheur du petit jour pour découvrir la ville.
Comme partout en Inde, il faut faire attention où l’on pose les pieds : éviter une bouse de vache, des crottes de chèvres, les sacs plastiques, les bouteilles…. accapare une bonne partie de notre attention.
Comme toujours la circulation est dense. Les voitures, les bus, les rickshaws, les motos, les charettes tirées par des boeufs, un âne, ou un chameau, se partagent la route.
Au milieu du rond point, deux motos viennent de se percuter. Les deux hommes se relèvent en boitillant. Ils regardent les tôles légèrement froissées de leurs engins. Et puis, une frappe amicale dans le dos, et ils repartent chacun de leur côté.
Une voiture freine, celle de derrière un peu trop près, lui rentre dedans. Les deux conducteurs ne prennent même pas la peine de descendre de leurs voitures : têtes sorties par les fenêtres, ils se traitent certainement de tous les noms d’oiseau possible. Derrière eux, d’autres s’impatientent et klaxonnent. L’altercation n’a duré que quelques secondes, et tout le monde redémarre.
Au milieu de cette circulation intense et farfelue, un homme tire une charette à bras. C’est un vendeur de bric et de broc : on peut lui acheter des allumettes, des chips, des barrettes….
Sur les motos, on peut monter à trois ou quatre, voir même cinq et le casque est en option !
La circulation est anarchique…. Chacun conduit comme il l’entend, sans prendre garde aux autres. On dirait qu’ils n’ont pas peur de l’accident, et donc de la mort.
« C’est peut être aussi plus facile de mourir quand on sait qu’on a plusieurs vies ! », une réplique si réaliste du film « Le cactus » et qui nous a beaucoup fait rire.
Je m’apprête à traverser, lorsque je me fais sonner par une bicyclette que je n’avais pas vue : deux jeunes filles en sari violet avec un foulard blanc sur les épaules partent à l’école. Celle de derrière tient habilement en amazone sur le porte bagage. Elle me regarde, me sourit timidement. Je lui fais un petit signe de la main qu’elle me rend et son visage s’illumine d’un grand sourire.
Nous nous faufilons dans des ruelles au hasard, sans savoir vraiment où aller, juste pour le plaisir de voir la ville s’éveiller.
Sur le côté, des hommes finissent leur nuit dans leurs cyclopousses. A quelques pas, sur un tas d’immondices, une vache et son petit essayent de trouver à manger. Plus loin, deux taureaux se battent à coups de cornes. Je change de côté et les dépasse rapidement.
Un petit chiot vient jouer avec les pieds de Célestine, il la suit sur quelques mètres, et fait demi tour lorsqu’une horde de chiens errants se met à aboyer.
Depuis que nous sommes en Inde, nous avons souvent l’impression d’être dans un immense zoo à ciel ouvert…. Aujourd’hui, il ne manque que les singes pour compléter la ménagerie !
Des petites cabanes en bois sur pilotis de un mètre de large sont installées devant l’entrée de l’université. Pour une dizaine de roupies, on peut acheter un mélange de maïs, de pois chiche et d’aromates, servi dans un cône de papier journal.

Stéphanie et les enfants font des achats au bazar, mais ils ne sont pas seuls !!!!


Aux abord du Gange !
Près d’une vache attachée par une corde, une femme ramasse la bouse fraiche qu’elle met dans un grand panier. A la main, elle en fera des galettes qu’elle lancera sur les murs pour les faire sécher. Plus loin, en effet, une autre les décolle à l’aide d’un bâton.
Deux enfants aux cheveux noirs et sales, jouent au foot avec une pelote d’élastiques. Ils s’arrêtent à notre passage et rigolent, un peu moqueurs.
Nous nous retrouvons sur les ghats, les marches d’escaliers qui descendent dans le Gange.
Des hommes font leur toilette matinale. Ils revêtent un tissu qu’ils ont enroulé autour de leur sexe pour en faire une sorte de slip, mais qui a plutôt l’allure d’une couche culotte et qui n’a rien de sexy !!!

Le slip super sexy !!!

Ils se savonnent, se lavent les dents à l’aide de leur index et du pain de savon.
Ils nous accueillent de sourires et nous invitent à la baignade. Même si nous sommes enclins aux nouvelles expériences et aux rencontres, nous préfèrons nous abstenir.
L’eau du Gange est ultra polluée…
Des sortes de moines vendent des fleurs et une bougie dans des coupelles de feuilles séchées. Chacun de nos enfants en achète, et le moine les bénit très conscienscieusement, un peu trop au goût de Célestine qui ne pense qu’à aller déposer son offrande sur le Gange et la voir flotter au milieu de centaines autres.
Ouf, le moine en a terminé de sa petite cérémonie ! Ce sont quatre enfants blancs qui se ruent sur les bords du Gange, mais très vite ils sont arrêtés par des indiens : il faut se déchausser sur les bords du Gange…. » Ca va pas la tête ! » Lui répond Clém, qui trouve les abords du fleuve très « dégu…. ». Alors de loin, ils jetteront leurs fleurs dans l’eau sacrée.
Plus loin, des bateaux déchargent leurs passagers sur les quais. C’est une baignade générale, euphorique et bruyante.
Les femmes se baignent habillées, les enfants en culotte et les hommes en slip kangourou avec poche ultra large et débardeur blanc.
Ils se savonnent, étrennent la brosse à dents toute neuve qui passe de copain en copine, l’eau du Gange servant de dentifrice.
Ils en profitent même pour laver leur linge.
Une fois l’ablution terminée, ils se tartinent d’huile et de parfum.
Encore une fois, nous sommes invités à partager leurs rites. Mais, vraiment, non, sans façon…
Nous les regardons, stupéfaits, boire avec béatitude et frénesie l’eau du Gange, garantie un million de bactéries au litre…. même les enfants la boivent.




Les vêtements sèchent sur les bouses de vache !
Plus loin, des lavandiers lavent du linge en le frappant sur des gros rochers plats. Puis, ils le font sécher en le déposant sur les marches poussiéreuses du ghat.
Même des blouses de médecins, des draps d’hôpitaux, des masques chirurgicaux et des comlpresses sèchent au soleil après avoir été lavés dans le Gange.

Blouses, compresses, masques, draps chirurgicaux qui sèchent sur les ghats !!!


Nous arrivons aux ghats de crémation.
Des barbiers-coiffeurs sont installés à côté de ces ghats. Chaque fils ainé du défunt doit se raser la tête, la barbe et se couper les ongles au sang.
Pendant ce temps, les proches du défunt préparent un bûcher composé d’un mélange de gros et petits bois ainsi que de bouses de vache.
Le brancard en bambou du défunt est déposé sur le bucher. C’est le fils ainé qui allume le feu. Le bûcher doit brûler 24 heures.
Après ces 24 heures, la famille viendra récupérer les cendres et les restes pour les offrir au Gange, fleuve de la vie en Inde.
Pour les Hindous, il est dit que si l’on meurt à Varanasi, le cycle des réincarnations se termine.
Bien sûr, les chiens errent allégrement sur ces ghats…. Nous n’avons pas envie d’imaginer les trouvailles qu’ils peuvent faire !

Le ghat de crémation
La vieille ville de Bénares a du charme, les ruelles sont étroites et il est agréable de s’y promener.
Soudain, un homme souffle dans une coquillage, cela fait un comme un bruit de trompette.
Nous nous écartons et nous collons au mur.
C’est un cortège funèbre. Des hommes portent un brancard de bambou où repose le mort. Il est recouvert d’un tissu orange et décoré de fleurs.
Nous voulons rentrer au camion.
On lève le bras pour arrêter un rickshaw. Ils nous demandent le triple voir plus du prix normal de la course.
Il faut négocier sec. On affectionne plus particulièrement les chauffeurs sikkhs avec leurs grands turbans sur la tête pour cacher leurs cheveux qu’ils ne coupent jamais.
Ils nous semblent plus honnêtes.
Chaque fois que nous retrouvons le camion, nous avons le sentiment de retrouver un havre de paix…. Fini la poussière, la crasse, le bruit, la foule….
Une chose est sûre, l’Inde est le pays le plus sale que nous ayons visité !
NEW DELHI
Quelle surprise !
Nous n’aimons pourtant pas nous attarder dans les capitales: c’est toujours bruyant, pollué, sale et il nous est difficile de trouver un bivouac.
Et bien, nous avons trouvé que Delhi était une ville avec une identité différente de ce que nous avons vu en Inde. Et finalement, nous y avons passé plus de temps que ce que nous pensions.
Quand on arrive à Delhi, les rues sont grandes, il est facile de s’orienter et les directions sont très bien indiquées.
Nous avons bivouaqué dans le quartier des ambassades, près du parc Nerhu. Ici, c’est à peu près propre.
Du côte des ambassades, c’est tiré au cordeau, avec des espaces verts entretenus et fleuris.
Dès le lever du soleil, le parc s’anime : les joggeurs et les marcheurs s’activent. Certaines femmes courent en sari, d’autres portent des shorts Nike dernière mode….
En même temps que le soleil réchauffe l’air, les sportifs désertent le parc peu à peu.
L’école ambulante du petit camion jaune finie, nous installons une paillasse à l’ombre d’un arbre pour lire, jouer, faire des galipettes.
11h00 , des bus scolaires déversent des dizaines d’enfants qui viennent dans le parc pour se dégourdir les jambes.
Comme toujours en Inde, leurs regards se dirigent vers nous : « Hommes blancs au gros camion jaune » !!!
Les plus hardis nous crient des « Hallo ! » et « What’s your name ? »
Les plus courageux viennent se poster devant nous pour mieux nous observer, et faire les malins.
Les garçons boutonneux prennent leur courage à deux mains pour demander à Clémentine de poser à côté d’eux pour une photo !
Pas de chance, ils essuient un refus.
Enfin, l’heure du pique nique, nous retrouvons un peu de calme.
13h00, tout les élèves se dirigent vers les bus, laissant derrière eux sachets de chips vides, packs de jus de fruits, sacs plastiques et autres papiers…. Et les profs laissent faire.
Un homme chargé de l’entretien du parc vient ramasser les papiers à l’aide d’un pic. Lui même dépose ces papiers de l’autre côté du grillage, à l’exterieur du parc…
En deux coups de pic et quelques aller retour au grillage, le parc est propre !
Des enfants des rues ou des femmes pauvres aux saris usés et aux couleurs passées viennent récupérer les bouteilles et les verres en plastique.
Nous avons déposé à leur attention des vêtements trop petits des enfants. Ils nous envoient des sourires en remerciement.

Le parc après le picnic d’un bus d’écoliers !!!

Nous voulons aller à Conaught place, la place principale de Delhi. Encore une fois, il nous faut batailler avec le chauffeur de rickshaw pour s’entendre sur un prix correct.
Les chauffeurs nous demandent 100 ou 200 roupies de plus parce que nous sommes 6, ou encore parce qu’il fait chaud, ou bien parce que en plus de nous 6 nous avons 1 kilo de tomates !!! Encore une fois, les sikkhs nous annoncent un prix correct.
Le temps du trajet, à chaque feu rouge des vendeurs ambulants veulent nous vendre des fleurs, des mouchoirs, des torchons….
Souvent, au pied du feu rouge, une femme joue du tambour avec entre ses jambes un jeune enfant grimé d’une moustache à la « Monsieur Loyal ».
Au milieu de la circulation, un garçon aux moustaches de suie noire joue du tambour. Une petite fille fait quelques acrobaties et se contorsionne pour passer à l’endroit, à l’envers dans une cerceau minuscule.
Une fois son numéro terminé, elle vient s’accrocher à notre rickshaw et nous demande de l’argent. Sa main passe de sa bouche à son ventre pour nous faire comprendre qu’elle veut cet argent pour manger.
Le feu passe au vert. Le chauffeur de rickshaw ne prend aucune précaution et démarre sans un regard à cette enfant aux yeux vides et tristes. Il aurait pu lui rouler dessus, mais il ne s’en soucie pas.
Arrivés à Conaught place, ce sont essentiellement des nouveaux riches indiens qui viennent se faire voir et dépenser leur argent. Conaught place est une place ronde. Nike, Adidas et Reebook ont chacun au moins 3 magasins rien que sur ce lieu. Mais on peut aussi acheter du Pepe jeans ou du Levis.
Mac Donald’s fait carton plein, comme si c’était chic ou fashion de manger ici.
Devant une patisserie, un homme en uniforme avec des galons sur lesquels est écrit « security » et une casquette ridicule est occupé à ouvrir et fermer la porte.
La chaleur est accablante, et il se tasse petit à petit sur ses genoux. Personne ne le regarde ou le remercie. Il est là, accroché à une porte dans l’indifférence des clients entrant ou sortant.
Nous avons trouvé les indiens aisés très désagréables, très hautains. Il y a eux et ensuite le bas peuple qui doit les servir.
Des enfants des rues, des pauvres, des handicapés viennent mendier à Conauhgt place.
Un homme sur une planche à roulettes se déplace avec ses mains: il lui manque une jambe et l’autre présente une plaie sanguinolente.
Il me demande de l’argent. Je refuse, on ne peut donner à tout le monde.
Il nous suit et nous harcèle.
Nous l’ignorons. Il abandonne.
Prise de remords, je fais demi tour pour lui donner quelques pièces qui ne me rendront ni plus riche ni plus pauvre, mais qui l’aideront peut être.
Je le cherche dans la foule, mais je ne le vois plus.
Je reviens sur mes pas et je le trouve caché derrière une échoppe. Intriguée, je l’observe. En quelques minutes, il a fixé sur son moignon une prothèse en plastique, enfilé une chemise propre, rangé sa planche à roulette dans son sac à dos, et le voilà debout en train de remettre sa montre prêt à rentrer chez lui…
Je garde mes pièces et retrouve les miens, un peu confuse.
Plus loin, un viel homme fatigué, se tenant difficilement sur ses jambes, vend des marionettes hideuses dont la langue sort de leur bouche en faisant un couïc.
Il s’appuie sur une colonne et « joue » avec ses marionettes essayant d’attirer le regard et les clients.
Couïc d’une main, couïc de l’autre.
Les gens passent à côté de lui, indifférents, sans un regard.
Je n’arrive pas à détacher mon regard de cet homme qui tient difficilement sur ses jambes et qui essaye de gagner sa vie humblement au milieu d’une foule pressée de dépenser son argent.
Alors, j’envoie Noëline et son sourire d’ange lui acheter une dizaine de ces marionettes.
Je crois que le sourire que cet homme a rendu à Noë est un des plus beau de notre voyage.
Son butin sous le bras, même Noë a la larme à l’oeil…
Nous prenons la direction du vieux Delhi. Nous demandons notre chemin à un homme qui m’assure parler anglais.
» Old Delhi ? » » Bazar ? » …. Il ne me comprend pas. Je farfouille dans mon sac pour trouver un plan de la ville avec les noms de rue écrits en Hindi.
Quand je relève la tête, victorieuse de ma trouvaille, je suis entourée d’une dizaine d’indiens.
Avec un anglais de petit nègre pour augmenter mes chances d’être comprise, je redemande ma direction. En réponse, j’obtiens une dizaine de tête qui dodeline en me regardant….
On pourrait comparer ce mouvement de tête à celui des chiens en plastique que l’on pouvait voir sur les plages arrière des voitures il y a quelques années !!!!
Avec l’expérience, on a traduit ce petit dodelinement de tête comme un « oui » ou comme « je ne sais pas » en fonction de la situation.
Devant ces dix paires d’yeux, je comprend qu’ils ne parlent pas anglais et qu’ils ne comprennent pas ce que je veux.
Agacée, je leur demande en anglais, dès fois qu’ils arrivent à me comprendre, pourquoi ils sont là autour de moi s’ils ne peuvent m’aider.
Comme toujours, ils se mettent à sourire. Ils sont à la fois agaçants et adorables ces petits indiens !
Juste en face de moi, un idien me dévoile un sourire à la Dracula : ses dents et ses gencives sont rouges sang car il machouille un sorte de noix dont les vertues sont réputées être digestives. Non seulement la vue de ses dents rouges m’écoeure, mais j’ai le droit à l’odeur de cette noix, odeur de raisin macéré…
« Dég » pour reprendre l’expression politiquement correcte de Clém !
Et puis, ce même homme va chercher tout ce qu’il a bien loin dans le fin fond de sa gorge, dans un bruit toujours aussi « dég », pour cracher à mes pieds. Juste le temps de décaler mon pied droit, et… Manqué Mec !!! Il laissera une trainée granuleuse sur le bitume et mes pieds seront épargnés.


Le magasin de vélos et le réparateur de moteur électrique !
Finalement, après quelques minutes de marche, nous nous retrouvons au milieu d’une foule compacte qui démbule dans les allées du bazar.
Si New Delhi a une identité bien distincte du reste de l’Inde, Old Dehli vibre au même rythme que l’Inde.
C’est bondé, on est coincé comme des sardines dans la foule n’ayant que pour unique possibilité de suivre le mouvement de cette chaine humaine.
C’est bruyant. Bien sûr, le bruit des klaxons est terrible. Le bruit de la circulation. le bruit des vendeurs qui appellent les clients.
Et les odeurs…. Mon dieu ! La sueur, la merde, les poubelles qui sont sur le bas côté depuis des jours, les légumes pourris, la vache, la friture et le plus horrible, l’odeur de pisse provenant des pissotières installées régulièrement le long du trottoir. Terrible ! Elles n’ont jamais du être nettoyées depuis leur construction.
Et les utilisateurs, face à la pisse et à l’odeur, reculent progressivement pour ne pas patauger dans l’urine. Du coup, le trottoir est inondé….
Autour de nous, les gens rôtent et pétent allégrement !
On ne se laisse pas décourager pour autant.
Les enfants ont un petit creux. On achète des beignets de légumes frits après nous être assurés auprès du vendeur que ce n’était pas épicé.
Aaaahhhhrgh ! Pas épicé pour un indien ! Et heureusement que nous ne l’avons pas arrosé de sauce au piment rouge….
La gorge brûlante, nous offrons de bon coeur nos beignets à un chien de rue. Ben, lui, il ne trouve pas ça épicé…. Il se régale !
C’est bon, l’immersion dans le coeur de l’Inde, on a vu.
Célestine et Tad s’accrochent à nous pour attirer notre attention. Ils sont fatigués, ils veulent rentrer…
Fin de la journée.
Ouf…
Je ne le redirai jamais autant, notre camion est un havre de paix bienfaisant.




Récurage d’oreilles en pleine rue !!!!